Si la Santa Convention, qu’elle soit new yorkaise ou parisienne, s’habille de rouge, la St Patrick de Chicago fait honneur au vert. La ville entière devient irlandaise.  Popcorn, gelée, œufs, bière… tout devient vert, même les petits hommes (et les grands, d’ailleurs).

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Peu importe leur taille, ceux-ci prennent d’ailleurs leurs désirs pour des réalités, en espérant que s’attribuer de lointaines ascendances irlandaises leur permettra d’embrasser plsu souvent qu’à l’accoutumée, grâce à leur t-shirt  « kiss me, I’m Irish ».

Si la rivière est teinte en vert dès 10h du matin, ce sont les estomacs, les foies et les esprits qui en voient bientôt de toutes les couleurs, au fur et à mesure que les alcools de toutes nationalités défilent dans les gosiers. Les plus avertis (et les plus blasés ?) des habitants délaissent la grande parade irlandaise menée tambour battant par les cornemuses pour aller prendre d’assaut tous les bars de la ville qui, pour l’occasion, laissent pousser les trèfles aux quatre coins de leurs devantures.

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La marée humaine aux couleurs irlandaises se déverse alors dans les rues de la ville, de plus en plus brinquebalante et titubante au fil du passage des heures.

Le tsunami alcoolisé ravage tout sur son passage : la bonne musique, qui dans les karaokés est sacrifiée (j’avoue avoir participé au massacre), l’élégance et la politesse, qui sont noyées sous les paires de fesses et autres raies poilues qui font leur apparition au bestiaire des êtres fantastiques qui peuplent la nuit – leprechauns et autres lutines coquines. Notons que la raie poilue de leprechaun est aussi rare que convoitée par les amateurs éclairés.

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Mais peu importent les succès ou échecs de la chasse au gnome imbibé.

 

Le lendemain ce sera, pour tout le monde, le ressac.