Mercredi 14 mars. En balade sur les quais de Toronto, qui, sous le soleil, se révèle être moins désagréable, je passe par hasard devant un cybercafé. Je décide de profiter de l’occasion pour imprimer mes billets de bus pour le voyage vers Chicago du lendemain, veille de la St Patrick. À la vue de la date d’arrivée à Chicago inscrite sur le billet tout chaud sorti de l’imprimante, un frisson me parcourt l’échine. Je pars ce soir. Il me reste cinq heures pour rentrer à Elmcrest Road (45 minutes de transport), refaire mon sac, nettoyer la chambre qu’on m’a prêtée, me doucher diner repartir contacter la personne qui m’héberge à Chicago …

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Minuit. Le quai de la gare routière, où les passagers doivent se présenter avec une heure d’avance mais où le bus n’arrivera que quinze minutes avant le départ. Puis assise, au chaud, fatiguée, le doux frisson qui précède chez moi l’endormissement ne semble pas vouloir céder sa place à Morphée, et au fil des arrêts successifs et des basses de la musique de mon voisin de derrière, je ne fais que frôler sans jamais l’atteindre le sac de sable du marchand, sous les rires moqueurs de Nounours, Nicolas et cette sotte de Pimprenelle.

 

Windsor, 5h. Point de palais royal. Un tunnel, des barrières, un duty free. Entre mes mains, le Visa Waiver vert, que je n’avais pas vu depuis des années et qui matérialise le passage de la frontière. Ce doux frisson de l’entrée dans l’inconnu me chatouille le bas des reins.

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