Cette sensation que vous avez tous ressentie au moment de partir, pour un week-end, une semaine, un mois, à cent kilomètres de chez vous ou à dix mille. Ce petit quelque chose qui vous dit que vous oubliez quelque chose. Malgré une check-list checkée, un sac bouclé, une valise sobrement préparée, un petit jiminy cricket vous chuchotte à l’oreille que vous laissez probablement quelque chose derrière vous. Qui une clé usb, qui un t-shirt fétiche, qui une lampe de poche (ah tiens, oui, la lampe de poche décathlon à manivelle… une chose de plus laissée sur le carreau).

jiminy


La liste était pourtant claire, les cases cochées. C’était sans compter avec le déménagement express et l’oubli majeur : l’épilateur électrique. Croyant toujours que tout arrive pour une raison, j’en déduis donc que les farfadets qui peuplaient ma chambre parisienne ont caché l’appareil pour me forcer à arborer des jambes poilues outre-Atlantique, coupant ainsi court à toute rencontre possible avec le mâle autochtone, bûcheron velu et chaleureux. Certes le poil tient chaud (preuve en est : mes gros matous tourangeaux et leur soyeux poil d’hiver), mais je doute que le doux velours de mes mollets soit du goût de l’homme moderne. Je ne manquerai pas de vous tenir au courant sur ce point (ou pas.).

La sensation bizarre qui n’en finit jamais n’était cependant pas éteinte par ce premier oubli pré-départ. Le sac à dos bouclé après les vérifications d’usage effectuées, vérifications sensées, comme toujours, parer à tout oubli, et qui comme toujours n’ont pas fonctionné, c’est sur la route du voyage que la mémoire refait surface.

Parenthèse : Pourquoi d’ailleurs (on pense beaucoup dans un hall d’aéroport) ne pas faire partir en voyage les malades d’Alzheimer, puisque la mémoire semble revenir une fois qu’on ne peut plus revenir en arrière ?
Je ferme cette parenthèse proche de la stupidité (mais qui a le mérite de faire sourire au moins une personne – moi, certes, mais ça fait une personne quand même).

L’adaptateur de prise : oublié. La lampe de poche décathlon : oubliée.
Des oublis mineurs me direz-vous, d’autant que ma sœurette et son amoureux, hôtes habituels des nuits prévoyageuses, m’ont prêté un adaptateur.
On en reparlera lorsque je serai coincée dans une cabane en rondins de bois au fond du Canada, sans lumière et sans allumettes, avec une envie irrépressible d’aller aux toilettes au milieu de la nuit, et sans ma lampe à manivelle Decathlon !



* toute publicité ou mention de marque dans ce blog est non rétribuée (mais j’envisage d’acheter des actions chez eux pour compenser l’argent investi ces dernières semaines).

** mise à jour: l'adaptateur de prise n'était finalement pas oublié mais mal rangé. Je m'en suis bien sûr rendu compte après 1) avoir constaté que celui de ma soeurette ne fonctionne pas pour mon ordinateur, et 2) après avoir acheté un autre adaptateur pour la modique somme de 10$. Loi de murphy quand tu nous tiens...